Le Projet

Le catalogue en ligne des antiquités égyptiennes de la collection de Rodin est un programme de collaboration entre le musée Rodin et le Centre de recherches Égyptologiques de la Sorbonne.

Il a été proposé par Nathalie Lienhard, Ingénieur de recherche, responsable de la bibliothèque du Centre de recherches égyptologiques de la Sorbonne (Cres). Cette égyptologue est entrée en contact avec le musée par les recherches qu’elle menait sur les archives de Jean Sainte Fare Garnot, ancien directeur de l'IFAO et fondateur du Cres, qui avait commencé dans les années 1950 à étudier la collection égyptienne de Rodin avec un équipe de chercheurs, Claire Lalouette, Paul Barguet, Jean Leclant et Jean Yoyotte, projet qui fut repris par Jean Leclant pour l’exposition Rodin collectionneur en 1967. Les fiches descriptives de Sainte Fare Garnot sont conservées en majorité au Cres, quelques-unes aux archives du musée Rodin ainsi que son manuscrit inédit, ébauche de catalogue pour sept reliefs de la collection.
C’est à partir de ce manuscrit et de ces fiches, que se poursuit aujourd’hui l’étude et la publication du catalogue des antiquités égyptiennes du musée Rodin.
Ce travail est complété par un versant historique, conduit par Bénédicte Garnier, responsable scientifique de la collection d’antiques de Rodin au musée Rodin, sur l’acquisition des antiques par Rodin, à partir du dépouillement des archives du musée Rodin, et les collections antérieures, ainsi que l’histoire de ces œuvres chez Rodin et le goût de l’artiste pour l’art égyptien. Une étude comparative sera également menée sur d’autres collections contemporaines. Le projet a été présenté par Nathalie Lienhard et Bénédicte Garnier lors du congrès international "Archives égyptiennes / Archives égyptologiques" (EDAL I, pdf, 536 Ko) qui s'est tenu à Milan du 9 au 12 septembre 2008.

 

Les collaborateurs 

Sophie Joigneau et Marie Louis

Restauration

 

Sophie Joigneau et Marie Louis ont suivi le cursus de restaurateur d’œuvres sculptées à l’École supérieure des beaux-arts de Tours.

Diplômées en 1988, elles décident de travailler en binôme, mettant en commun les compétences plus spécifiques acquises lors de leur année de diplôme. Depuis leur collaboration est permanente. Cette collaboration rare, qui est leur particularité, leur est capitale et précieuse. Elle leur apporte, par les échanges constants, recul et réflexion face à leur pratique professionnelle. Vingt-cinq années de pratique ont conforté leur expérience dans de nombreux domaines.

Elles travaillent principalement pour les collections publiques des musées de France : antiques (musée Rodin, musées de province), bois polychromés (musée du Louvre, musées de province), bois et cartonnages polychromés égyptiens (musée du Louvre, Nantes, musée Dobrée, Beaufort-en-Vallée, musée Joseph Denais, Le Puy-en-Velay, musée Crozatier, Moulins, musée Anne de Beaujeu).

Depuis 1993, elles interviennent à l’École supérieure des beaux-arts de Tours dans le cursus conservation-restauration des œuvres sculptées où elles enseignent les techniques anciennes de polychromie et la méthodologie des études techniques et des constats d’état.   

 

Nathalie Couton-Perche

Fac-similés des hiéroglyphes

 

Nathalie Couton-Perche, égyptologue et dessinatrice archéologique, participe aux missions des chantiers du Louvre à Saqqara et à Mouweis et à l'illustration des publications et recherches scientifiques du Département des antiquités égyptiennes. Auteur d'articles et de notices de catalogues, notamment sur les armes égyptiennes.

 

Dominique Farout

Hiéroglyphes

 

Dominque Farout est spécialiste de l'égyptien hiéroglyphique et hiératique, en particulier de l'Ancien et du Moyen-Empire. Il enseigne la langue et la civilisation de l'Égypte ancienne à l'École du Louvre, à l'institut Khéops, à  l'ENS Ulm et à l'Institut catholique. Il anime aussi les ateliers sur la civilisation égyptienne et les langues du Proche-Orient au musée du Louvre. 

 

Grâce au soutien financier du Service des musée de France, le projet a bénéficié de l'aide de deux doctorantes en égyptologie :  

    

Aurore Ciavatti

Étude des tissus coptes et des Ptah-Sokar-Osiris

 

Aurore Ciavatti est archéologue et doctorante en Egyptologie sous la direction de Pierre Tallet, au sein de la composante "Mondes pharaoniques" de l'UMR 8167 Orient et Méditerranée, à l'université Paris-Sorbonne. 

Elle réalise actuellement une thèse sur la fin de la Ve dynastie, plus précisément sur les règnes de Menkaouhor, Djedkarê-Isesi et Ounas, à partir des sources épigraphiques, archéologiques et prosopographiques.

Actuellement membre de la mission archéologique du Ouadi el Jarf (IFAO/UMR 8167), elle a participé à plusieurs chantiers archéologiques en Egypte (Abou Roach et Ayn Soukhna), mais aussi au Soudan, en Espagne et en France.

 

Maryline Sellier 

Étude des masques funéraires en plâtre et des vases en albâtre

 

Maryline Sellier est doctorante en égyptologie à l’Université Paris-Sorbonne (UMR 8167 Orient et Méditerranée, composante « Mondes pharaoniques »). Elle prépare sous la direction de M. Pierre Tallet une thèse intitulée « L’albâtre en Egypte Ancienne ».

Ses principaux thèmes de recherches sont la vie quotidienne et l’artisanat, notamment la sculpture de pierre, avant le Nouvel Empire.

Elle donne régulièrement des cours et des conférences d’égyptologie dans plusieurs associations. Elle est membre de la mission archéologique franco-égyptienne d’Ayn-Soukhna depuis 2012.

 

Elles ont toutes deux repris et réactualisé les recherches antérieures de Marie-France Aubert et Roberta Cortopassi, du musée du Louvre, sur les masques égyptiens du musée Rodin, ainsi que de Sylvie Brun, restauratrice au musée Galliera qui a mené à bien un Diplôme d’Études Approfondies sur les tissus coptes de la collection de Rodin en 1997-1998.

 

 

Marine Yoyotte

Étude des modèles de sculpteur

Marine Yoyotte est docteur en égyptologie (Université Paris IV-Sorbonne, UMR 8167 Orient et Méditerranée, composante « Mondes pharaoniques »).  Sa thèse portait sur "Le 'harem" royal dans l’Égypte ancienne". Elle est membre scientifique de l'Institut français d'archéologie orientale du Caire et travaille sur le site de Gourob, à l'entrée du Fayoum, depuis 2006. Tout en continuant ses travaux sur le harem et les femmes de l'entourage royal, elle développe actuellement des recherches sur les ports fluviaux dans l’Égypte ancienne.