Grand orbiculus au lion

Egypte > Provenance inconnue

IVe-Ve siècle après J.-C.
[voir chronologie]
lin et laine

H. 30 CM : L. 31 CM

Co. 63

Commentaire

Etat de conservation

Très bon état

Quelques lacunes dans la trame de laine

Quelques dépôts

 

Description

Cet orbiculus est bordé de deux bandes monochromes entre lesquelles court, accolée à un filet écru, une tresse à deux brins dont les œillets sont occupés par de petites fleurs façon nid d'abeille. L'ensemble s'enlève en pourpre sur fond écru et le décor de la tresse est réalisé à la navette volante.

 

Sur fond écru, l'espace central est composé de quatre cercles bordés de pourpre encadrant un autre cercle légèrement plus grand, bordé de pourpre également et situé au centre.
Chaque cercle périphérique abrite une fleur rouge : deux d'entre elles sont de simples fleurs à huit pétales ; les deux autres comportent quatre pétales cordiformes rouges et à base écrue, séparés par des sépales verts.
Entre chacun de ces cercles sont représentés des cistes jaunes striées de rouge, abritant chacun une plante, en vert, composée de deux feuilles pentalobées. Trois perles pourpres surmontent et encadrent la plante, de façon à ne laisser aucun espace vide.
Le cercle central renferme la figure d'un lion, en pourpre, dans l'attitude de la course, la queue redressée et la gueule ouverte d'où sort une langue rouge. Le reste de l'espace est occupé par des points et des traits horizontaux. Certains détails sont réalisés au fil écru à la navette volante.

De chaque côté de l'orbiculus part un rinceau de lierre stylisé pourpre, composé d'une tige sinusoïdale dotée alternativement à droit et à gauche d'une feuille cordiforme, l'ensemble étant rythmé par des points régulièrement disposés le long de la tige.

 

Le Co. 64 est tout à fait identique et provient sans aucun doute de la même pièce, probablement un  châle, étant donné la taille de ces orbiculi.
On retrouve un thème et une composition semblable, tant au sein de l'orbiculus que pour le bandeau l'accompagnant, sur un textile à Berlin (WULFF, VORBACH 1926, n° 9639 p. 27, pl. 54 - IVe s.) ; néanmoins quelques différences subsistent : les cercles y sont définis par un entrelacs, les corbeilles sont plus détaillées, les bordures sont différentes et l'animal au centre de la composition est un lièvre. Le rinceau, lui, est identique.
 

Œuvres associées

Co. 64

Historique

Acquis par Rodin entre 1893 et décembre 1906 (d'après photographie historique Ph. 6135).

 

Donation Rodin à l'État français en 1916.

Commentaire historique

En décembre 1906, le tissu était exposé dans l'atelier Tweed aussi appelé Petit musée des antiques (d'après photographie historique musée Rodin, Ph. 6135). Il était alors encadré et posé au sol.

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