Tête humaine

Egypte > provenance inconnue 

Nouvel Empire à postérieur 

[VOIR CHRONOLOGIE]

H. 4,2 CM; L. 3,6 CM; P. 4,7 CM 

Basalte 

Co. 2352

 

Commentaire

Etat de conservation

Cassée sous la tête, dans l’axe de l’oreille gauche. La surface de la pierre est très lisse et l’ensemble ne présente pas de gros éclat visible. Les reliefs (nez, lèvres) sont érodés et peu visibles.  

Description

Il s’agit d’une tête humaine, dépourvue de corps. Les traits du visage sont assez effacés mais l’on voit toujours deux yeux fardés aux larges paupières tirées en amande. Sous chacune des paupières inférieures sont tracées deux lignes peu profondes tirées horizontalement vers les tempes. Le départ des arcades sourcilières est marqué d’un creux profond, mais les sourcils eux-mêmes ne semblent pas avoir été représentés, ce qui est inhabituel. Le nez large et épaté est cassé au niveau de la narine gauche. La bouche est assez effacée mais l’on distingue encore les profondes commissures des lèvres ainsi que leurs contours laissant deviner une bouche large et charnue. Le crâne est particulièrement allongé. Les oreilles sont collées à la tête. L’oreille droite est finement sculptée tandis que l’oreille gauche est bien plus effacée. Le front est court et le crâne allongé vers l’arrière, ce qui est relativement fréquent à la Basse Epoque. Le fait que la statue soit réalisée en basalte pointe également vers la même période, où ce type d’objet est particulièrement fréquent. 

 

Un forage situé sous la tête, au centre, entaillé par des cassures additionnelles, semble représenter le vestige d’un système de fixation, qui aurait permis de rapporter la tête sur un corps. L’objet n’a cependant pas de cou, contrairement à beaucoup de têtes isolées en basalte, connues notamment pour la Basse Epoque. L’ancien numéro d’inventaire de l’objet est DR 398. Le numéro d’inventaire actuel est inscrit à l’encre noire sur pellicule isolante sous la tête, à proximité de la cassure.  

 

Il s’agit sans doute d’une statue de prêtre, qu’évoque le crâne rasé, comme on en connaît de nombreuses surtout à la Troisième Période Intermédiaire et à la Basse Epoque, et qui se trouvait très probablement rapportée à un corps, à l’exemple de compositions similaires stylistiquement (et aux dimensions également réduites), comme la statue d’Harwa conservée au British Museum (inv. N° EA 32555) et datée de la XXVème dynastie. 

 

Inscription

Anépigraphe.

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