Vase à pied

Égypte probablement

Nouvel Empire > Á partir de la XVIIIe dynastie (de 1550 à 1295 avant J.-C. environ)

[voir chronologie]

Albâtre égyptien

H. 8,3 CM : D. lèvre : 4,6 CM : D. panse : 5,1 CM : D. pied : 3,1 CM : D. ouverture : 2,2 CM : P. 5,4 CM

Co. 2784

Commentaire

Etat de conservation

Un éclat est visible sur le bord de la lèvre et sur le pied.
 

Description

Ce vase est en albâtre égyptien de couleur blanc crème, homogène, et semi-translucide.

La panse est globulaire, surmontée d'un col haut à bord légèrement concave, à la lèvre débordante horizontale.
 Faible rainure entre la panse et le col.

Le piédouche est supporté par un large tenon presque cylindrique, muni d’un tenon dessous, peut-être pour s’insérer dans un support.

Ce vase est de même type que le vase Co. 3490, le col de ce dernier étant légèrement plus grand et la panse est plus cordiforme.

Il s’agit d’un type bien connu au Nouvel Empire, à col haut, panse renflée et petit pied. Il peut être plus ou moins trapu, et la forme du pied peut varier (cf. ASTON 1994, p. 181, type 173).

Il existe un exemplaire conservé au musée du Louvre (E. 14453), provenant des fouilles du cimetière ouest de Gournet Mourraï (règnes de Hatchepsout et Thoutmosis III, vers 1450 avant J.-C., milieu de la XVIIIe dynastie).

Un autre, dont la provenance est inconnue, est conservé aux Musées Royaux d’Arts et d’Histoire de Bruxelles (E. 1847B).

On remarque que ces deux exemplaires ont un petit pied plat évasé, contrairement à Co. 2784 et Co. 3490, qui présentent un pied conique. Plusieurs vases conservés au musée du Louvre sont de ce type, dont N. 1171 et E. 879 (sans provenance), ainsi que E. 14009, provenant de la tombe de Sennéfer de Gournet Mourraï (n° 1159), datée de la fin de la XVIIIe dynastie (cf. VANDIER D’ABBADIE 1972, p. 112-5 OT 456, OT 458 et OT 465, figurés p. 113-4).

Pour d’autres exemples dont la provenance est connue, consulter la liste donnée dans ASTON 1994, p. 151, type 173.

 

Il s’agit très probablement d’un vase conçu pour l’équipement d’une tombe, destiné à contenir une huile ou un onguent parfumé. Deux des vases du Louvre précédemment cités (N. 1171 et E. 14009) contenaient des restes de graisse. Ce type de récipient devait être muni d’un couvercle en forme de disque plat, comme cet exemplaire conservé à New York (MMA 26.8.32a,b), provenant d’une des tombes des trois épouses étrangères de Thoutmosis III, à Thèbes.

Inscription

Anépigraphe.

Historique

Acquis par Rodin entre 1893 et 1913.

BOREUX 1913 : Meudon / atelier Tweed / vitrine 9, 383, "Un vase [dessin] en albâtre – Haut. 8 cent ½.  Estimé quarante francs."

Donation Rodin à l'État français 1916.

 

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