Relief en creux

Dieu ou roi s'avançant vers la gauche

Egypte > provenance inconnue

Nouvel Empire à Ier millénaire

[VOIR CHRONOLOGIE]

H. 43,3 CM : L. 12,3 CM P. 6,2 CM

Calcaire

Co. 1731

Commentaire

Etat de conservation

L’œuvre est en bon état de conservation. Les tranches inférieure, supérieures et senestres sont originales. Sur sa partie droite, le bloc est cassé dans le sens de la longueur. La pierre est pulvérulente. Des feuilletages se sont formés en surface. On observe de nombreuses fissures. La surface est érodée. En revanche, les reliefs sont peu émoussés.

Description

Sur ce relief fragmentaire, la partie antérieure du corps d’un personnage est conservée. La cassure du bloc sectionnant l’image, seuls un bras et une jambe sont encore visibles. On remarque qu’il est vêtu d’un pagne court, indiquant qu’il s’agit très certainement d’une entité masculine et non féminine. L’homme est représenté debout, dans l’attitude de la marche. Il s’avance vers la gauche. Il tient de son bras droit un long sceptre-was. Sa jambe droite, au modelé athlétique, est brisée au niveau du genou. S’étendant au-dessus de lui, on remarque en haut du bloc un grand signe allongé, correspondant à l’image du ciel. Aucune trace de polychromie n’est décelable par observation directe.

 

Le corps du personnage, ainsi que le signe hiéroglyphique du ciel, sont gravés en creux par rapport au fond. De légers reliefs permettent de figurer les os et les muscles. La main droite, la seule conservée, saisit avec force le manche du sceptre. Placée en l’état actuel du relief au centre de la composition, le soin apporté à la sculpture de cette main est aujourd’hui particulièrement mis en valeur. Elle se détache nettement du fond, gravé en creux. Les phalanges sont soigneusement individualisées, les ongles arrondis. Suivant la convention égyptienne du mouvement de la marche, la jambe lancée en avant serait une jambe gauche. L’ongle du pouce témoigne d’un soin identique à celui des ongles de la main. Pour respecter les conventions égyptiennes, le pied est un pied droit, permettant ainsi de modeler la voûte plantaire nécessaire à l’équilibre de la marche.

 

Le sceptre-was, quant à lui, est profondément creusé dans la pierre. On observe néanmoins une anomalie dans sa représentation. En effet, la tige du sceptre ne forme pas un trait continu ; elle est scindée de part et d’autre de la main. La tête ayant disparu, il est difficile d’identifier avec certitude le personnage. Il s’agirait d’un dieu ou d’un roi, seuls personnages représentés tenant cet emblème. Néanmoins, plus rarement, certains prêtres ont été représentés avec ce sceptre. Il est difficile de proposer un contexte archéologique pour ce relief, très fragmentaire. En revanche, le style indiquerait une réalisation datant probablement au plus tôt au Nouvel Empire et au plus tard du Ier millénaire.

 

Historique

Acquis par Rodin entre 1893 et 1913.

Boreux 1913 : Meudon, Objets non en vitrine, salle attenant à l'atelier de peinture, 554, Fragment (moitié gauche) d’une stèle ( ?) en calcaire. Au-dessous de la moitié du signe [hiéroglyphe] on distingue la partie antérieure d’un Horus hiéracocéphale debout, coiffé du disque et tenant dans son bras droit le sceptre [dessin]. Haut. 44 ; Larg. 14 Estimée quatre vingt francs.

Donation Rodin à l'État français 1916.

Commentaire historique

Le relief était présenté à Meudon dans une salle attenante à l'atelier des peintures.

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