Mortier

Egypte probablement

Nouvel Empire (de 1550 à 1069 avant J.-C. environ)

[voir chronologie]

Albâtre égyptien

H. 8,7 CM : D. lèvre : 10,4 CM : D. lèvre au niveau des anses : 13,5 CM : D. ouverture : 8,4 CM : D. base : 7,4 CM : P. 5,4 CM.

Co. 5654

Comment

State of preservation

Éclats sur les anses, autour du bord et de la base.

Description

Le récipient est en albâtre égyptien de couleur jaune miel, homogène. De forme tronconique, il est muni d’un bord plat et de deux poignées semi-circulaires, plates au niveau de la lèvre. La base est plate.

 

La collection conserve quatre autres mortiers, tous en albâtre : Co. 2823, Co. 3375, Co. 5696 et Co. 2671.

Ce type de récipient utilitaire, muni de poignées sur les côtés, est attesté du Nouvel Empire à la période gréco-romaine (d’après ASTON 1994, p. 158-9). Il s’agit probablement de mortiers destinés à un usage cosmétique, par exemple pour broyer le fard, certains mortiers ayant conservé leur pilon. Etant donné la forme de Co. 5654, au profil convexe, il est très probable qu’il date du Nouvel Empire (type 199 de B. Aston). En effet, les exemplaires plus tardifs sont plus hauts et présentent des parois droites et des anses carrées, comme ce mortier en basalte, daté des époques tardive ou ptolémaïque, entre le VIIe et le IVe siècle avant J.-C. Londres, British Museum EA32181.

Le musée du Louvre, à Paris, conserve plusieurs exemplaires de ce type de récipient : N. 1347, N. 1167 et E. 5428 (Cf. VANDIER D’ABBADIE 1972, p. 139, illustrations p. 138). Ils sont tous datés du Nouvel Empire.

 

Pour d’autres exemples trouvés en contexte archéologique, consulter la liste donnée dans ASTON 1994, p. 158, type 199.

Inscription

Anépigraphe.

Historic

Acquis par Rodin entre 1893 et 1913.

Donation Rodin à l'État français 1916.

 

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