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Acquisitions

 

Premiers antiquaires (1890-1910)

 

Dans les années 1890, Rodin commence à acheter des objets égyptiens mais reçoit aussi quelques dons de ses amis, souvent eux-mêmes collectionneurs, et procède à des échanges. Cet intérêt commun pour l’art égyptien est un signe d’amitié, sinon de sociabilité, parfois même un hommage à la création de l’artiste, une manière  de l’inscrire dans une tradition. Mais le sculpteur acquiert la majorité de sa collection auprès d’antiquaires parisiens qui se fournissent à l’hôtel Drouot ou qui lui revendent des objets expédiés du Caire et mis en dépôt dans leur boutique. Rodin correspond dès 1903 avec le marchand cairote Marius Tano et sa famille, représenté à Paris par le courtier Gaston Mary. En 1904 et 1905, Ferdinand Farah introduit Rodin auprès de son ami Léon Paul Philip qui, du Caire, adresse des objets à Samuel Bing. Ces antiquaires, renommés pour la vente d’oeuvres pharaoniques, cèdent aussi des pièces égyptiennes d’époque romaine, tout comme d’autres, spécialisés dans les arts gréco-romains ou proche-orientaux, proposent des antiquités égyptiennes : Étienne Pennelli entre 1904 et 1909, les frères Kouchakji en 1905 ou le duo Élie Géladakis et Jean Mikas en 1906 et 1907.

 

Une collection pour le musée (1910-1914)

 

Dès 1909, Rodin envisage de donner à l’État français son œuvre, ses collections et sa villa de Meudon, à condition qu’un musée Rodin soit créé à l’hôtel Biron. Il se met à acheter avec frénésie une seconde collection égyptienne, avec des sculptures plus grandes et de meilleure qualité, au même titre que des œuvres asiatiques ou médiévales, pour son futur musée. Il choisit donc de nouveaux antiquaires, Joseph Altounian, Joseph Brummer, Oxan Aslanian ou Armand Sbirian, qui ont pour mission de constituer une collection égyptienne digne du nouveau musée.