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Enfant avec une oie

ÉGYPTE > PROVENANCE INCONNUE
Époque impériale
[VOIR CHRONOLOGIE]
TERRE CUITE 
H : 11,5 cm ; L  : 8,3 cm ; P : 8,1 cm
CO. 2644

Comment

State of preservation

Complet. La surface est usée. 

Description

Cet enfant assis, les jambes légèrement pliées devant lui, porte une courte tunique qui découvre le bas du ventre et le sexe. De la main gauche il tient une oie contre lui et il porte l’index de la main droite à sa bouche. Il porte à droite la mèche de l’enfance et deux touffes de cheveux sur son front. 
Les effigies d’enfants de la coroplathie égyptienne sont souvent interprétées comme des représentations du dieu Harpocrate, ou « Horus l’enfant », une divinité dont la popularité croît sensiblement à l’époque ptolémaïque, comme fils d’Isis et Sérapis. Néanmoins, les figurines assurément identifiées à Harpocrate sont souvent affublées d’attributs spécifiques, en particulier le pschent, la couronne de Haute et de Basse-Egypte ou encore les deux boutons de lotus, ici absents. Cette représentation d’enfant peut tout de même être considérée dans le registre des représentations « harpocratiques ». En effet, les fidèles et servants de son culte se reconnaissent au port de la mèche de l’enfance, même lorsqu’il s’agit d’adultes (Co. 6081), à leur crâne rasé et à la présence de deux touffes de cheveux sur le front. Les deux appendices présents sur le crâne de Co. 2644 peuvent sans doute être interprétés comme tels. 
Autre élément rattachant cette figurine à la sphère Harpocratique est l’oie tenue par l’enfant. Les représentations d’Harpocrate accompagné d’un animal ou le chevauchant sont nombreuses. La présence de ces figures zoomorphes est comprise comme un symbole supplémentaire de la puissance fertile du dieu, qui ne concerne donc pas que la fécondité des humains mais également celle des animaux. Les associations d’Harpocrate avec des figures animales, comme avec d’autres types d’attributs, sont également signes de syncrétismes avec d’autres divinités. Or, l’oie est un animal sacré d’Ammon. Cette figurine, pourrait être un marqueur du rapprochement de ces deux cultes. 
Du point de vue du style, le corps dodu, la tête ronde au joues pleines et aux pommettes surélevées par un sourire contribuent fortement au naturalisme de la figure. Des représentations d’Harpocrate assis au sol, tenant un oiseau, conservée au musée du Louvre et datées de l’époque impériale (musée du Louvre E 29773, E 20649, E 20650, E 29763) invitent à dater cette œuvre des premiers siècles de l’ère chrétienne. 
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