Roi coiffé du nemes

Tête provenant d’une statue

Égypte > provenance inconnue

Basse Époque, ou antérieur ? > indéterminé

[VOIR CHONOLOGIE]

Grès silicifié ?

H. 15, 7 cm ; Largeur : 14,4 cm ; P. 16,6 cm

Co. 5578

Comment

State of preservation

Assez mauvais. Cette tête de roi provient d’une statue brisée, dont il demeure difficile de restituer l’apparence originelle complète. Le nez a disparu et seul le négatif en est encore visible. Une partie de la coiffure est absente. La statue est également assez érodée, rendant les détails du visage et les différents modelés peu lisibles.

Description

La tête du souverain est drapée d’un nemes, au centre duquel se dresse un uraeus qui s’allonge le long de son crâne. Cette coiffe royale est omniprésente dans l’iconographie égyptienne, tout au long de l’époque pharaonique de l’Ancien Empire à l’époque romaine. Du fait du mauvais état de conservation, aucun détail de la coiffe ne peut être observé.

De larges oreilles, imposantes et bien détaillées, se détachent du nemes et encadrent un visage massif, relativement carré. Malgré l’érosion du visage, il est possible de distinguer les sourcils légèrement arqués, qui se confondent avec l’arcade sourcilière jusqu’à la naissance du nez. Ce dernier, bien que très grandement détérioré, semble avoir été large et même épaté. Les yeux, en légère saillie, sont plutôt petits et enserrés par de lourdes paupières. La bouche est symétrique et très horizontale, mais aux lèvres larges, accentuées par de larges commissures.

 

En l’absence d’inscription, il demeure bien difficile de dater cette tête de roi. Elle a été attribuée à la Basse Époque par Jack A. Josephson (1997, p. 162), mais pourrait également être plus ancienne. Plusieurs parallèles sont à noter avec la statuaire de la Troisième Période intermédiaire, notamment celle d’Osorkon Ier (MYSLIWIEC 1988, pls. XVII et XVIII). Quelques remarques stylistiques peuvent être émises, malgré le mauvais état de conservation de l’objet. L’aspect massif du visage ou encore la représentation peu ondulée du corps de l’uraeus distinguent la tête Co. 5578 des représentations de rois de la XXVIe dynastie (PERDU 2012, p. 192-193, n°95). De même, l’absence du double uraeus semble exclure une datation à la XXVe dynastie.

Inscription

Anépigraphe

Historic

Acquis par Rodin entre 1893 et 1913.

Boreux 1913 : "Meudon, Objets non en vitrine, salle des antiques, 543 Tête royale coiffée du claft et de l'uraeus. La matière en est très usée, le nez manque complètement, ainsi qu'un morceau de la partie droite du crâne. Grès. Haut. 16 cent. environ. Estimée deux cent francs."

Donation Rodin à l'État français 1916.

Historic comment

La tête était exposée en 1913 dans la salle des antiques à Meudon et ne semblait pas faire partie des œuvres choisies pour le futur musée à l’hôtel Biron.

 

Elle fut déposée en 1933 au musée du Louvre où elle reçut le numéro E. 15549 et fut ainsi décrite par Charles Boreux dans l’Inventaire des monuments égyptiens transmis par le musée Rodin au département des antiquités égyptiennes (musée du Louvre) : « 5 – Tête en grès rouge cristallin, portant une coiffure ornée d’un ureus. Epoque de Nectabo ( ?). Haut. 0m26. ». L’œuvre revint au musée Rodin en 1967 pour l’exposition Rodin collectionneur.

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