Isis-Aphrodite - coiffe

Coiffe den forme de Calathos

Egypte > provenance inconnue

Époque hellénistique à romaine

[VOIR CHRONOLOGIE]

H. 21CM; L. 18,8 CM : P. 5 CM

Terre cuite polychromée

Co. 3540

Commentaire

Etat de conservation

L’objet est fissuré dans le sens de la largeur sur la partie supérieure, et le festonnage du bord supérieur est brisé en plusieurs endroits. De nombreuses autres microfissures, desquamations et écailles sont observables sur l’ensemble de l’objet.

D’importants dépôts d’un engobe préparatoire blanc-crème sont conservés sur la face avant. On y remarque aussi les traces d’un enduit rosé et de pigments plus sombres, à tonalité ocre.

Sur la face arrière, des résidus de matière plâtreuse blanche se remarquent. Cette matière semble correspondre à un montage moderne, encore à comprendre (voir, en particulier, au niveau du tenon situé à l’extrémité inférieure de l’objet).

Description

L’objet, en terre cuite, présente sur la face antérieure un décor en relief, coloré à l’origine et aujourd’hui peu lisible. On y reconnaît un calathos, haute corbeille qui surmontait la tête de la déesse Isis-Aphrodite, généralement placée en équilibre sur une ou plusieurs couronnes florales tressées. L’enduit matérialisant la corbeille est partiellement conservé ; il est aujourd’hui rosé. Sur cette corbeille, dans la partie basse de l’objet, on discerne un fond sculpté imitant un décor de palmettes duquel ressort une couronne isiaque ou hathorique en relief. Cette couronne est composée d’une paire de cornes en forme de lyre, d’un disque solaire placée entre les deux cornes et de deux hautes plumes (sur cette couronne, voir CORTEGGIANI 2007). Ce décor n’est pas tout à fait centré par rapport à la corbeille. La partie supérieure, disposée en arc de cercle, est décorée de plusieurs demi-cercles portant des traces de pigment ocre, mais aussi de lignes ou de files de points blancs (évocation de guirlandes florales ?). Un bord festonné couronne l’objet, constitué d’une frise de onze pointes moulées, dont trois sont cassées. Le revers a été laissé vierge de tout décor. Sa surface est lisse et sans pigment. A l’arrière, l’ouverture de la corbeille est placée à mi-hauteur. Elle est resserrée et peu profonde. Un bourrelet simple forme le bord, modelé dans un repli de pâte. La corbeille a été laissée sans décor et n’a pas été peinte. Un tenon, placé dans la partie inférieure, permettait à cette coiffe de s’encastrer sur la tête de la grande figurine féminine à laquelle elle appartenait, aujourd’hui manquante. Des résidus de matière plâtreuse blanche s’y remarquent. Cette matière semble correspondre à un montage moderne, encore à comprendre. Ces figurines d’Isis-Aphrodite, à la tête ornée d’une coiffe sophistiquée et d’une dimension exagérée, ont été retrouvées en contexte funéraire ou domestique depuis l’époque ptolémaïque jusqu’à l’époque romaine. Un exemple en état de conservation exceptionnel, exposé au Metropolitan Museum of Art de New York, permet d’imaginer ce à quoi ressemblait le calathos isolé du musée Rodin Co. 3540 et la figurine sur laquelle il était placé (figure d’Isis-Aphrodite en terre cuite d’époque romaine Inv. N° MMA 1991.76. 

La collection égyptienne du musée Rodin conserve deux grandes figurines d’Hathor sous la forme d’Isis-Aphrodite, d’époque romaine et réalisées en terre cuite : Co. 662 et notamment Co. 664, dont la coiffe similaire à celle de Co. 3540).

Inscription

Anépigraphe.

Historique

Acquis par Rodin entre 1893 et 1913.

Donation Rodin à l’État français en 1916.

 

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